Mood Journal

Guides · Mis à jour en septembre 2026

Choisir un journal d'humeur : les critères qui comptent, application ou carnet

Réponse courte : huit critères départagent une application de journal d'humeur et un carnet, et aucun ne demande de connaître une marque.

Le temps que ça prend chaque soir. Ce qu'on y note, ce qu'on peut relire, ce qu'on peut en sortir. Où restent les données, ce que ça coûte, une mesure régulière à côté, et le format.

Cette page ne nomme aucune application et n'en met aucune devant une autre. Pour chaque critère : pourquoi il compte, et comment le vérifier en quelques gestes, sur une application comme sur un carnet.

1. Le temps que ça demande, chaque jour

Pourquoi : un journal s'arrête le soir où il coûte plus que ce qu'il reste d'énergie. Ce n'est pas un défaut de volonté, c'est un format trop lourd pour un mardi soir ordinaire.

Ce qui fait abandonner est détaillé dans je n'arrive pas à tenir un journal.

À vérifier :

  • Faire l'entrée d'un soir ordinaire, pas celle d'un dimanche motivé.
  • Compter les gestes entre ouvrir et fermer : le déverrouillage, l'écran d'accueil, le choix d'une humeur, un champ qu'on ne peut pas laisser vide.
  • Regarder ce que l'outil fait d'un jour manqué. Un compteur remis à zéro ou une relance transforment une pause en faute, et beaucoup de journaux s'arrêtent là.

Sur un carnet : rien ne relance, rien ne compte. Il demande une seule chose, être à portée de main à l'heure où l'on s'en servirait.

2. Ce qu'on note : une échelle, des mots, un texte, des facteurs

Pourquoi : ce qu'on note décide de ce qu'on pourra relire. Une humeur sur une échelle donne une courbe ; des mots donnent le nom de ce qui s'est passé ; un texte libre garde le contexte.

Des facteurs (le sommeil, le travail, une personne) relient l'humeur au reste de la journée.

L'app Santé de l'iPhone en couvre déjà une partie. Depuis iOS 17, « État d'esprit » enregistre des émotions passagères et des humeurs quotidiennes. Le geste : un curseur, du très désagréable au très agréable, puis un mot pour ce qui vous affecte.

Santé met ensuite ces entrées en regard de l'exercice, du sommeil, de la lumière du jour et des minutes de pleine conscience (guide d'utilisation de l'iPhone, en sources).

À vérifier :

  • Avant d'installer quoi que ce soit, ouvrir Santé et essayer État d'esprit pendant quelques jours.
  • Si l'échelle et les facteurs suffisent, la question de l'application est réglée. Si ce sont des phrases qui manquent, chercher un texte libre.

Sur un carnet : les quatre tiennent sur la même page. L'échelle se dessine en marge, d'un trait.

3. Relire : retrouver une semaine, voir ce qui revient

Pourquoi : un journal qu'on ne rouvre pas devient une corvée sans destination. Ce qu'il apporte apparaît à la relecture : une semaine qui se dessine, un facteur qui revient, un jour de la semaine toujours plus lourd que les autres.

À vérifier :

  • Chercher l'entrée d'une date précise, une semaine en arrière.
  • Regarder si l'outil montre une semaine entière sur un écran, ou seulement le jour en cours.
  • Regarder si un mot se retrouve par une recherche.

Sur un carnet : dater chaque entrée, et garder une page de résumé par semaine ou par mois. Le carnet ne cherche pas ; il se feuillette.

4. Exporter ou imprimer ce qu'on choisit de garder, ou de montrer

Pourquoi : ce qu'on écrit peut avoir à sortir de l'outil. Changer de téléphone, archiver une année, ou montrer deux ou trois entrées à quelqu'un, en séance par exemple. C'est vous qui décidez ce qui sort, et à qui.

Le point sur l'iPhone : l'app Santé exporte « toutes vos données de santé et de forme au format XML », un format d'échange entre apps (guide d'utilisation de l'iPhone).

Les entrées d'État d'esprit y sont, au milieu du reste. Ce n'est pas une page lisible, et aucun export propre à l'État d'esprit n'apparaît sur les pages lues.

Deux guides détaillent les voies possibles : sortir son État d'esprit de l'app Santé et obtenir un document lisible depuis Santé.

À vérifier :

  • Chercher le mot « export » dans les réglages.
  • Regarder le format rendu : une page lisible, un tableau, ou un fichier technique.
  • Regarder si l'export dépend d'un abonnement, et si on peut choisir une période ou quelques entrées plutôt que tout.

Sur un carnet : deux pages se photographient ou se recopient. Rien à exporter, et rien à trier non plus : ce qu'on montre se choisit page par page.

5. La confidentialité : où restent les données

Pourquoi : la CNIL définit les données de santé comme les données « relatives à la santé physique ou mentale, passée, présente ou future, d'une personne physique ».

Elle précise que la notion « est désormais large », « à apprécier, au cas par cas, compte tenu de la nature des données recueillies » (CNIL, page du 8 janvier 2018).

Une humeur datée, croisée avec le sommeil ou d'autres facteurs, peut donc entrer dans ce champ. C'est au cas par cas, et c'est à l'application de le dire.

Ce que ça change à l'installation, pour une application de « bien-être ». La CNIL écrit : « l'accord exprès de la personne doit être recueilli, après que celle-ci a été informée que des données de santé sont collectées ».

Et « l'on ne peut pas accepter en même temps les conditions générales d'utilisation et consentir au traitement via une même case » (CNIL, page du 17 août 2018).

À vérifier :

  • Au premier lancement, le consentement à la collecte est-il une case à part des conditions générales ?
  • Où les données sont stockées, sur l'appareil ou sur un serveur, et lequel : la politique de confidentialité le dit, ou ne le dit pas.
  • Un compte est-il obligatoire pour écrire ? Un verrou par code ou empreinte existe-t-il ? Que reste-t-il après suppression ?

Sur un carnet : rien n'est collecté. Sa confidentialité tient à l'endroit où il est rangé, et à qui a la clé du tiroir.

6. Le coût : gratuit, abonnement, achat unique

Pourquoi : trois modèles se croisent. Le gratuit, souvent avec un étage payant ; l'abonnement, mensuel ou annuel ; l'achat unique, plus rare. Une version gratuite limite le plus souvent la même chose : la profondeur d'historique, l'export, la synchronisation entre appareils, les statistiques.

L'écriture elle-même est presque toujours offerte. Les ordres de grandeur du secteur, datés et sourcés, sont dans combien coûte une app de journal en 2026. Cette page-ci n'en cite aucun.

À vérifier :

  • Sur la fiche de l'application, lire la ligne des achats intégrés avant d'installer.
  • Utiliser la version gratuite jusqu'à l'écran qui demande de payer, et noter pour quoi.
  • Si un essai gratuit existe, regarder s'il bascule seul en abonnement, et comment on l'annule.

Sur un carnet : le prix du papier, une fois.

7. Les mêmes cinq questions, toutes les deux semaines

Pourquoi : une humeur notée chaque jour bouge avec la journée. Un questionnaire court et standardisé donne, à côté, un point comparable d'une quinzaine à l'autre.

Le WHO-5 en est un. Cinq affirmations, à situer « au cours des deux dernières semaines ». La somme des cinq réponses va de 0 à 25 ; multipliée par quatre, elle donne un score de 0 à 100.

Il se passe ici, sans compte : l'outil WHO-5.

Il a été développé dans les années 1990 par Per Bech, du Psychiatric Centre North Zealand à Copenhague. Depuis 2024, l'OMS en détient les droits et le publie en accès libre (document OMS WHO/UCN/MSD/MHE/2024.1).

D'après le document de l'OMS, un score sous 50 a été proposé comme repère d'un moral bas, et comme raison d'y regarder de plus près. Sous 50, c'est moins de 13 avant de multiplier par quatre. C'est un signal pour en parler, pas un diagnostic.

En parler, en France : Mon Soutien Psy propose jusqu'à 12 séances chez un psychologue partenaire. La séance coûte 50 €, remboursée à 60 % par l'Assurance Maladie.

Le rendez-vous peut se prendre directement avec un psychologue partenaire (ameli, page mise à jour le 16 septembre 2026).

À vérifier :

  • Que l'outil ou le carnet laisse une place, toutes les deux semaines, pour noter ce score à côté du reste. Une ligne datée suffit.

8. Journal de gratitude ou journal de bord : deux façons d'écrire

Pourquoi : « journal d'humeur » ne dit pas comment écrire. Psycom, site public d'information sur la santé mentale, cite parmi les pratiques d'auto-support deux formats précis.

Le journal de gratitude : « noter chaque soir sur un bloc-notes jusqu'à cinq événements de la journée qui nous font ressentir de la gratitude ».

Le journal de bord : un exercice en deux pages de l'Université du Québec à Montréal (2022). Son objet : « observer ses émotions et ses pensées douloureuses, comment on réagit, puis tenter de les accepter et de les exprimer » (Psycom).

Ce sont des formats d'écriture, présentés par Psycom à côté d'autres pratiques ; pas des soins, et pas une prescription.

À vérifier :

  • Les deux tiennent sur un carnet tel quel.
  • Sur une application, regarder si un champ libre accepte une liste de cinq lignes sans imposer une échelle d'abord.

Si l'idée du journal vous vient pendant une thérapie

L'idée part de vous. Ce que vous en montrez, et à qui, reste votre choix ; le contenu du travail en séance reste défini avec votre praticien.

Deux critères pèsent alors davantage : l'export de quelques entrées choisies plutôt que de tout (critère 4), et un verrou (critère 5). Ce qui aide à s'y tenir entre deux séances est dans tenir un journal pour sa thérapie.

Les huit critères, en une table

Critère À vérifier sur une application Sur un carnet
1. Le temps chaque jour Les gestes d'un soir ordinaire ; ce que fait l'outil d'un jour manqué Rien ne relance ; être à portée de main
2. Ce qu'on note Échelle, mots, texte libre, facteurs ; essayer d'abord État d'esprit dans Santé Les quatre sur la même page
3. Relire Une date précise ; une semaine sur un écran ; une recherche par mot Dater ; une page de résumé par semaine
4. Exporter, montrer Page lisible ou fichier technique ; une période ou des entrées choisies ; avec ou sans abonnement Photographier ou recopier deux pages
5. Confidentialité Consentement à part des conditions générales ; où sont les données ; compte obligatoire ; verrou ; suppression Le tiroir et sa clé
6. Coût Achats intégrés ; ce que le gratuit limite ; essai qui bascule en abonnement Le papier, une fois
7. Mesure régulière Une place pour le score WHO-5, toutes les deux semaines Une ligne datée
8. Format Un champ libre pour cinq lignes ; gratitude ou journal de bord Tel quel

Sources

Pages lues le 17 septembre 2026.

Pour aller plus loin

Ce guide et Mood Journal relèvent du bien-être personnel : ils ne remplacent ni un avis médical ni un accompagnement psychologique. Contenus rédigés avec assistance IA, revus avant publication par l'éditeur.